La copule gaélique

arnolfini_portraitLe français serait, à ce qu’on dit, la langue de l’amour. Pourtant, le français n’a pas de copule. Du moins, pas vraiment.

Dans les langues gaéliques, on distingue le verbe à proprement parlé de la copail (, copule).

Le verbe “copuler” vient du latin copulare, qui signifie « lier, unir ». Copuler, c’est donc littéralement “s’unir”. C’est aussi le rôle de la copule gâlique is (), qui sert à lier deux termes (c’est aussi le rôle du couple, paraît-il).

La copule n’est pas un “verbe” au sens traditionnel français du terme, même si son emploi est comparable à celui des verbes. Comme eux, elle se place en début de phrase, et comme eux, elle fait l’objet de formes conjuguées: Cum ort a leughadh

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La règle du double article défini en gaélique

Le frère de l’un de mes parents est mon oncle, ou uncail en gâlic ().

Quand il s’agit du frère de mon père, c’est mon oncle “paternel” tandis que lorsqu’il s’agit de celui de ma mère, c’est mon oncle “maternel”.

En gâlic, cette nuance s’exprime avec le génitif : mon oncle paternel est mon bràthair-athar (, “frère de père”) tandis que mon oncle maternel est mon bràthair-màthar  (, “frère de mère”).

En effet, athar sans “i” est le génitif de athair () et màthar sans “i” est le génitif de màthair (). Il s’agit donc de compléments du nom.

Jusque là pas de problème. Mais attention, les choses se compliquent. Cum ort a leughadh

Les jours de la semaine en gaélique écossais

premiers-chretiens_44642579_1Les noms des jours sont aussi intéressants que ceux des mois, quoique plus prévisibles. Comme beaucoup d’autres langues européennes, ils s’inspirent des religions de la Grèce antique (via le Rome et le latin): le polythéisme et le christianisme. Ainsi, trois des jours de la semaine correspondent aux divinités astrales de l’antiquité gréco-romaine, tandis que les quatre autres font référence aux pratiques religieuses des premiers chrétiens et sont probablement le résultat de l’évangélisation des Gaels. Cum ort a leughadh