Comment passer pour un clown en gaélique (4)

Étape 4 : Éist, aithris, caidil, a-rithist…

Éist (►, écoute), aithris (►, récite), caidil (►, dors), a-rithist (►, encore)

Écoute, récite, dors, recommence. Écoute, récite, dors, recommence.

J’ai l’impression d’être revenu à l’école primaire, du temps où l’on me faisait répéter “À la pêche à la baleine, à la pêche à la baleine, disait le père d’une voix courroucée…”, “Ô Muse, conte-moi l’aventure de l’Inventif : celui qui pilla Troie, qui pendant des années erra…” ou encore “Ô rage ! Ô désespoir ! Ô vieillesse ennemie ! N’ai-je donc tant vécu…” Cum ort a leughadh

La règle du double article défini en gaélique

Le frère de l’un de mes parents est mon oncle, ou uncail en gâlic ().

Quand il s’agit du frère de mon père, c’est mon oncle “paternel” tandis que lorsqu’il s’agit de celui de ma mère, c’est mon oncle “maternel”.

En gâlic, cette nuance s’exprime avec le génitif : mon oncle paternel est mon bràthair-athar (, “frère de père”) tandis que mon oncle maternel est mon bràthair-màthar  (, “frère de mère”).

En effet, athar sans “i” est le génitif de athair () et màthar sans “i” est le génitif de màthair (). Il s’agit donc de compléments du nom.

Jusque là pas de problème. Mais attention, les choses se compliquent. Cum ort a leughadh