La copule gaélique

arnolfini_portraitLe français serait, à ce qu’on dit, la langue de l’amour. Pourtant, le français n’a pas de copule. Du moins, pas vraiment.

Dans les langues gaéliques, on distingue le verbe à proprement parlé de la copail (, copule).

Le verbe “copuler” vient du latin copulare, qui signifie « lier, unir ». Copuler, c’est donc littéralement “s’unir”. C’est aussi le rôle de la copule gâlique is (), qui sert à lier deux termes (c’est aussi le rôle du couple, paraît-il).

La copule n’est pas un “verbe” au sens traditionnel français du terme, même si son emploi est comparable à celui des verbes. Comme eux, elle se place en début de phrase, et comme eux, elle fait l’objet de formes conjuguées: Cum ort a leughadh

Abu chuibhl’

Abu chuibhl’ est un òran-luaidh () originaire de Leòdhas, dans les Hébrides extérieures.

Capercaillie en donne une version sur leur album At the heart of it all (2013). D’après eux, il s’agit d’une “spinning song”, un chant de travail qui rythme le filage de la laine effectué un moyen d’une cuibhle (, rouet, en anglais spinning wheel, d’où le nom anglais). Cum ort a leughadh

La Gaélie et les Gaulois

Les discours xénophobes montent en puissance. Pas seulement chez “nous”, mais chez les “autres” aussi. Face à cette situation, des questions inévitables reviennent nous hanter: l’identité nationale est elle soluble dans le néolibéralisme? Qu’est-que la “nation”? Qu’est-ce que la “mondialisation”? Peut-on devenir “citoyen du monde” quand on est “né quelque part”?

En septembre dernier, un ancien président français osait déclarer, au grand désarrois des minorités dont il prétendait dénoncer la “tyrannie”, que dès qu’on “devient français, on vit comme un Français et nos ancêtres sont les Gaulois”.

Or, comme nous allons le voir, on est toujours le “Gaulois” de quelqu’un, quelque soit notre nationalité. En effet, tout est affaire de perception. Cum ort a leughadh

Ailein Duinn (III), nach till thu’n taobh seo

Ailean Donn est aussi le sujet d’une autre chanson.

De nombreuses versions existent. Tobar an Dualchais (« Source de tradition »), une plateforme en ligne qui contient plus de 36,000 enregistrements oraux effectués depuis les années 1930, en répertorie quatre, des années 1950 à 1980.

Plus près de nous, et plus connu, on en trouve une version sur l’album At the heart of it all de Capercaillie (2013). Cum ort a leughadh