Comment passer pour un clown en gaélique (4)

Étape 4 : Éist, aithris, caidil, a-rithist…

Éist (►, écoute), aithris (►, récite), caidil (►, dors), a-rithist (►, encore)

Écoute, récite, dors, recommence. Écoute, récite, dors, recommence.

J’ai l’impression d’être revenu à l’école primaire, du temps où l’on me faisait répéter « À la pêche à la baleine, à la pêche à la baleine, disait le père d’une voix courroucée… », « Ô Muse, conte-moi l’aventure de l’Inventif : celui qui pilla Troie, qui pendant des années erra… » ou encore « Ô rage ! Ô désespoir ! Ô vieillesse ennemie ! N’ai-je donc tant vécu… » Lire la suite

Comment acheter un kilt écossais

Les Oi Polloi en concert

Les Oi Polloi en concert

Comme j’habite en Écosse, les gens me demandent parfois de leur acheter un fèileadh (, kilt). Les Français, comme beaucoup d’autres étrangers aiment se déguiser.

Certes, l’habit ne fait pas le moine, mais on les comprend : le kilt, c’est cool, c’est celtique, ça a même un côté punk. Il suffit de voir comment s’habillent les Mill a h-Uile Rud ou les Oi Polloi.

Voici donc quelques petits trucs à savoir pour les intéressés. Lire la suite

La règle du double article défini en gaélique

Le frère de l’un de mes parents est mon oncle, ou uncail en gâlic ().

Quand il s’agit du frère de mon père, c’est mon oncle « paternel » tandis que lorsqu’il s’agit de celui de ma mère, c’est mon oncle « maternel ».

En gâlic, cette nuance s’exprime avec le génitif : mon oncle paternel est mon bràthair-athar (, « frère de père ») tandis que mon oncle maternel est mon bràthair-màthar  (, « frère de mère »).

En effet, athar sans « i » est le génitif de athair () et màthar sans « i » est le génitif de màthair (). Il s’agit donc de compléments du nom.

Jusque là pas de problème. Mais attention, les choses se compliquent. Lire la suite

Faire des pieds et des mains (4)

10 doigts et 10 orteils : le système vicésimalRécemment, sur un forum, un type qui avait lu beaucoup de livres et possédait beaucoup de diplômes m’a assuré qu’il n’existait dans le monde que trois systèmes de numérotation: 5, 10 ou 20.

Étant donné qu’il y aurait tout de même plus de 6000 langues sur la planète (d’après l’Unesco), je me suis permis de douter d’une telle affirmation et d’effectuer une brève recherche sur Wikipedia. Lire la suite

Quand la situation est bien bien BIEN pire que ce que vous ne croyiez…

Le traducteur Michael Bauer nous explique (en anglais) les dommages infligés au gaélique écossais par le traducteur automatique préféré des gogôles qui nous pourrissent la toile.

La traduction automatique, c’est un peu comme le nucléaire. En soi, ce n’est pas bon ou mauvais, la faute est celle de l’utilisateur.
😉

Dear Developer,

You may recall that back in November last year I (and some other people) seriously questioned whether Google Translate for Gaelic was really such a great idea. Most people who came down on the side of it being a good thing cited things such as “attracting young people” (that must be the minority language equivalent of “exposure” in the arts world…), “enhancing the status”, “used judiciously, it will do this and that good thing” and “wait and see, it won’t be that bad”.

Well, I have some news for you and if you’ve never seen me furious, and I mean steaming-out-of-the-ears-furious, here’s your chance.

I wasn’t actually planning to blog about this again, not for a while. But then I made the mistake of doing something unrelated – a bit of data entry in the Faclair Beag. After another fruitless attempt at finding the English for a coileach-gòthan, I…

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